vendredi 22 mai 2009

Alli en rupture de stock : victime de son succès ?


Voilà à peine 15 jours que la pilule Alli est en vente libre sur le marché français et les grossistes sont déjà en rupture de stock. GlaxoSmithKline, le laboratoire pharmaceutique qui commercialise ce médicament, se dit être « satisfait des ventes des premiers jours » en France. Le laboratoire estime qu’aucun réapprovisionnement ne sera possible avant le mois de juin. Alli est victime de son succès mais vu tout le tapage médiatique dont elle a bénéficié, cela n’a rien d’étonnant. D’autant plus que les ventes de cette pilule ont été boostées par l’effet de nouveauté et l’effet phénomène de mode. On peut d’ailleurs se demander combien de temps ce phénomène va durer ?

Source : http://topactus.com/?p=2071
http://sante-actu.com/index.php?post/2009/05/22/Pilule-anti-ob%C3%A9sit%C3%A9-Alli%2C-un-succ%C3%A8s

jeudi 21 mai 2009

Teva cherche à se renforcer en France


Teva, le spécialiste du générique, envisagerait de renforcer son implantation en France. Pour cela il pourrait racheter un de ses concurrents locaux, une stratégie courante pour l’entreprise israélienne. Dans sa ligne de mire se trouve en particulier Ratiopharm (111 millions d’euros de CA en 2007).
Le secteur du générique continue donc à se concentrer. Dans ce marché prometteur, les places sont de plus en plus rares…

Les médicamenteurs enfin diffusés: l'industrie pharmaceutique en ligne de mire

Nous vous en parlions il y de cela plusieurs mois déjà, en février (voir ici): les Medicamenteurs vont enfin être diffusés sur France 5, le 9 juin à 20h35...

A vos agendas donc et rendez-vous sur ce blog ensuite pour recueillir vos impressions!

Pour mémoire, la source: http://television.telerama.fr/television/les-medicamenteurs-un-documentaire-a-prescrire-d-urgence,39061.php

mardi 19 mai 2009

Le Plavix sous la menace des génériqueurs


« Plusieurs fabricants de médicaments génériques ont déposé des dossiers au niveau européen en vue de copier l'antithrombotique vedette du laboratoire français dès cet automne. Soit bien avant la date d'expiration du brevet du Plavix ».
L’agressivité des fabricants de génériques et la menace qu’ils font peser sur les laboratoires pharmaceutiques est un sujet que nous avons déjà évoqué à plusieurs reprises. Aujourd’hui c’est Sanofi-Aventis qui en fait les frais : un de ses blockbusters, le Plavix, pourrait bientôt pouvoir être copié par les génériqueurs. Ce produit génère 8,6 milliards de dollar et en principe il est protégé jusqu’en 2009 aux Etats-Unis, en 2013 en Europe et au Japon.
Cette vache à lait attire les convoitises des fabricants de génériques qui ne veulent pas attendre plus longtemps pour concurrencer Sanofi-Aventis. Ils ont donc soumis des dossiers d’homologation pour des produits proches du Plavix. Leur stratégie est simple : leurs produits utilisent le principe actif du Plavix (la molécule clopidogrel) qu’ils associent à un sel différent. Le résultat de leur demande d’homologation sera suivi attentivement par toute l’industrie pharmaceutique…

Coup de gueule OMS - H1N1 : ces média shoutés à la grippe A

C'est parti pour un billet de mauvaise humeur. J'ai beaucoup écouté et lu les média aujourd'hui, ou plutôt hier (lundi 18 mai), jour de l'ouverture de l'Assemblée générale de l'OMS. Moralité, les média semblent infectés par le H1N1; où comment parler pour ne rien dire et taire les éléments de réflexions :

Toute la journée on nous a ressassé dans suspense pathétique une unique question à sensation : "l'OMS va-t-elle passer au niveau 6 ?". Et pendant ce temps, on passe à côté du sujet du moment :

Je rappelle l'ordre du jour numéro 1 de cette rencontre au somment en citant l'OMS : "préparation en cas de grippe pandémique, échange de virus grippaux et accès aux vaccins et autres avantages". Aussi, le moins que l'on puisse dire, c'est que malgré la platitude des infos, l'actu à l'OMS a dû être chaude, très chaude :

Alors que le virus se propage, certains pays auraient demandé à Genève qu'une partie (on évoque 10%) des vaccins anti-H1N1 soient produits dans des pays en développement (et que certains d'entre eux bénéficient d'aides financières), ce à quoi s'opposent les représentants des pays développés, animés par les intérêts socio-économiques des big pharma (Sanofi Pasteur ou autres GSK) sur leurs territoires.

On remarque le même dialogue de sourds au sujet des droits de propriété du vaccin grippal, où le scenario de 2007 se reproduit sans que les pays ne s'entendent sur un accord. On y trouve les partisans du transfert des droits à l'OMS (à des fins de redistribution des bénéfices aux fournisseurs de souches virales) et leurs opposants (les laboratoires leader du vaccin qui n'ont pas transmis ces souches, mais qui tiennent à défendre leurs gains au titre de la protection de leur patrimoine informationel).

Voilà qui devrait nourrir les négociations de cette Assemblé générale et influencer l'actualité sanitaire des jours à venir. Mais naturellement, ça,
c'est "un peu trop peu" trivial et tout le monde s'en fout.

lundi 18 mai 2009

Grippe porcine et pandémie, un mensonge politique?

mensonge OMS grippe desinformationSelon un article publié le 2 mai dernier sur Mondialisation, le site d’information du Centre de Recherche sur la mondialisation, la pandémie ne serait qu’un mensonge, un stratagème pour détourner l’attention des problèmes liés à la crise.

Selon eux, les assertions sur le statut de pandémie relèvent de la désinformation, car elles ont été faites sans preuves scientifiques, pour affaiblir les mouvements de protestation sociale ça et là sur la planète, notamment au Mexique pour lutter contre la dissidence ou encore soutenir les Big Pharma (voir notre précédent article ici).

Sans tomber dans la théorie du complot, les statistiques apportées par l’article très fouillé ne peuvent laisser indifférent…

A lire en intégralité à l’adresse suivante:

http://mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=13468

dimanche 17 mai 2009

Grippe A business : guerre des labos à l'OMS


La réunion intergouvernementale chargée de travailler à l'OMS au "partage équitable des virus et des vaccins" de Grippe A dans le monde s'est conclue hier sans accord final des parties. Et pour cause, l'un des problèmes éminemment majeurs n'a pas été résolu : la question du "transfert des données entre laboratoires ainsi que [de] la propriété intellectuelle des virus" (source AFP)...

La pandémie est une formidable aubaine pour les industriels de la pharmacie (voir l'envolée de leurs indices boursiers). Reste qu'il s'agit pour les lobbies des big pharma d'obtenir la meilleure part d'un gâteau auquel tout le monde ne pourra pas goûter. Les leaders mondiaux des vaccins n'agissent pas en effet en roues libres : ils ont au dessus d'eux un arbitre, l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

C'est elle qui doit autoriser la livraison aux laboratoires de la "semance virale" nécessaire à la production des vaccins anti-H1N1. Et c'est également elle qui donnera
le coup d'envoi de cette production, date qui se fait attendre, et qui laisse présager des interactions les plus complexes. La bataille en coulisse fait donc rage, car il est hors de question que les près de 25 manufacturiés convoqués par l'OMS se lancent dans une production lucrative à plein régime de leurs capacités. L'OMS entend bien orchestrer cette opération par une précise répartition de la production, en prenant en considération deux enjeux majeurs :

- L'un de santé publique : la production d'un vaccin pandémique à très grande échelle impacte la production d'autres médicaments et vaccins (saturation des capacités de production), et en particulier les
vaccins de la grippe saisonière hivernale.

- L'autre d'argent :
la question de la propriété intellectuelle des souches du virus reste, à ce jour, sans réponse : une affaire de TRES gros sous...

vendredi 15 mai 2009

Santé 2.0 : quelques clés pour mieux comprendre

Je reprends ici un document plutôt pertinent réalisé par une agence de marketing canadienne sur le Web 2.0 et ses applications pour l'industrie pharmaceutique. On y apprend par exemple que les patients font autant confiance à leurs médecins qu'à des gens "comme eux" et la façon dont les internautes utilisent les espaces collaboratifs pour communiquer sur des sujets de santé. Est également évoquée comment des firmes pharma peuvent perdre le contrôle de leur contenu sur internet, ou encore l'existence de sites tels que iguard.org où il est possible de donner des notes aux entreprises pharma. Ce document s'applique avant tout aux entreprises canadiennes mais il nous donne néanmoins quelques clés de compréhension de l'importance du web 2.0 pour le secteur pharmaceutique.

jeudi 14 mai 2009

Alli la pilule contre l'obésité en vente libre


Cela fait maintenant une semaine que le laboratoire britannique GlaxoSmithKline a mis en vente la pilule Alli, sur le marché français. Cette pilule est disponible en pharmacie sans ordonnance. GSK espère ainsi réaliser un chiffre d'affaire de 15 millions à 20 millions d'euros par an!, Alli deviendrait alors l’un des dix produits d'automédication les plus vendus en France.


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Focus sur l'Initiative Médicaments Innovants


L'Initiative Médicaments Innovants (IMI), est une plate-forme technologique européenne de partenariats public-privé dans la recherche médicale. Lancée à l’initiative de la Communauté européenne et de l’EFPIA (Fédération européenne des associations et industries pharmaceutiques) en 2004, elle est une Initiative Technologique Conjointe issue du 7ème Programme Cadre pour la Recherche et le Développement technologique en Europe.
Depuis le 20 décembre 2007, l’IMI est une entreprise commune de l’Union Européenne.

L’objectif de l’IMI n’est pas de produire des traitements spécifiques mais d’accélérer la découverte et le développement de nouvelles molécules en identifiant des « goulots d’étranglement » dans le processus de R&D engendrant des coûts importants qui nuisent à la compétitivité et découragent l’investissement. Ces goulots d’étranglements peuvent notamment être dus à la capacité à prévoir les effets des traitements durant la phase de développement pré-clinique, leur efficacité, la pharmacovigilance, la gestion des risques, la gestion des connaissances, l’enseignement et la formation.
Pour ce faire, l’IMI procède par la voie d’appels à projets collaboratifs rassemblant des partenariats public/privé.

Pour l’EFPIA, l’IMI devrait permettre de rendre l’Europe plus attractive vis à vis des investissements en R&D, d’augmenter sa compétitivité et son expertise biomédicale, de créer des emplois et de renverser la tendance de fuite des cerveaux.

Pour les détracteurs de l’IMI ce système profitait essentiellement à la recherche privée en lui permettant d’exploiter la recherche publique sans réelle contre-partie, du fait d’une assymétrie des droits et obligations des deux parties prenantes à l’accord. Notamment en lui sous-tirant les innovations directement brevetables pour se les approprier. Dans cette optique, ce système marcherait au détriment de la recherche fondamentale, seule garante de véritables avancées thérapeutiques à terme, condamnant ainsi l'innovation dans la recherche de nouvelles molécules, et amenant l’industrie à multiplier les clones de médicaments, à en étirer le plus possible les usages, et par la même les dépenses en marketing.

Voir "Le scandale de l'industrie pharmaceutique"